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La route des lavoirs et les lavandières de Fort-Moville

De nombreuses sources à découvrir…

Le territoire de Beuzeville se situe sur un plateau crayeux, creusé par des vallées. Il est limité au Nord par La Seine, à l’Est par la Risle et la Morelle à l’ouest.

Au fond des vallées naissent de nombreuses sources et c’est là que l’on trouve des lavoirs. Presque tous les villages du canton sont situés assez loin des lavoirs, à cause de l’humidité. Sur les 20 lavoirs recensés, un seul est en plein village, au pied de l’église de Fiquefleur-Equainville.

Pourquoi des lavoirs ?

Contrairement à une représentation très répandue, les femmes ne s’y rendaient le plus souvent pas pour laver le linge mais pour l’y rincer : le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage. Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d’eau, il pouvait avoir lieu à la maison, mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d’eau claire, uniquement disponible dans les cours d’eau ou dans une source captée. Les bassins ont un rebord en pierre ou en ciment et les murets qui entourent les bassins sont généralement construits en briques ou en silex. Les bassins sont souvent cimentés, mais certains ont le fond recouvert de briques (comme celui de Saint-Maclou). Les femmes, à genoux, jetaient le linge dans l’eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois afin de l’essorer le plus possible. En général, une solide barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré avant le retour en brouette vers le lieu de séchage. Certains étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment.

Un rôle social important…

Les lavoirs avaient une importante fonction sociale. Ils constituaient en effet un des rares lieux dans lesquels les femmes pouvaient se réunir et échanger. L’activité de nettoyage du linge était physiquement très difficile. Aussi, le fait de la pratiquer de façon collective la rendait plus facilement supportable : les femmes pouvaient discuter entre-elles, plaisanter, chanter… Des conflits surgissaient également parfois.

La restauration d’un patrimoine de tradition

Abandonnés depuis plus de 40 ans, ils étaient menacés de destruction. Heureusement, certaines communes ont restauré leurs lavoirs abandonnés… Les lavoirs du canton ont presque tous un toit à double pentes (comme à Manneville-la-Raoult) ou à quatre pentes (comme à Beuzeville). Cela permettait de se protéger de la pluie tout en récupérant l’eau dans le bassin. L’ouverture est destinée à laisser passer la lumière (pour mieux voir les tâches !). A l’origine, les lavoirs du canton avaient une couverture en chaume, mais l’usage s’est perdu et l’ardoise l’a remplacé. Avec le temps, dans l’urgence, on a recouvert certains lavoirs par de la tôle (comme à Foulbec), celui de Fort-Moville est recouvert de tuiles mécaniques. Certaines toitures se sont effondrées.

Brochure « La route des lavoirs » disponible au Bureau d’Informations Touristiques de Beuzeville

 

La Route des Lavoirs

Histoire générale

 

Un ensemble unique.

Unité architecturale.

Implantation répondant à des règles communes.

Visite originale et instructive.

Presque tous les villages du territoire sont situés assez loin des lavoirs, à cause de l’humidité. Sur les vingt lavoirs recensés, un seul est en plein village, au pied de l’église de Fiquefleur-Equainville.

Les lavoirs ont presque tous un toit à double pentes (comme Manneville la Raoult) ou à quatre pentes (comme à Beuzeville). Cela permettait de se protéger de la pluie tout en récupérant l’eau dans le bassin. L’ouverture est destinée à laisser passer la lumière (pour mieux voir les tâches).

A l’origine, les lavoirs avaient une couverture en chaume, mais l’usage s’est perdu et l’ardoise l’a remplacé. Avec le temps, dans l’urgence, on a recouvert certains lavoirs par de la tôle (comme à Foulbec), celui de Fort-Moville est recouvert de tuiles mécaniques. Certaines toitures se sont effondrées.

Les bassins ont un rebord en pierre ou en ciment. Les murets qui entourent les bassins sont généralement construits en briques ou en silex. Les bassins sont souvent cimentés, mais certains ont le fond recouvert de briques (comme celui de Saint-Maclou).

Au lavoir, on rinçait le linge. Certains bassins sont donc divisés en deux : une grande partie pour le premier rinçage et une plus petite pour le second rinçage.

Deux lavoirs ont encore leur « chaufferie » ; les lavoirs de Boulleville et de Fort-Moville ; dans ce petit bâtiment, on faisait chauffer l’eau. Les chaufferies n’existaient pas à l’origine ; elles ont été ajoutées plus tard. 

Dans notre région, l’usage du lavoir suivait une règle simple :

-         Des jours pour traiter les peaux et la laine ;

-         Des jours pour travailler le lin ;

-         Des jours pour abreuver les bêtes ;

-         Des jours pour les lavandières…

Selon les saisons et les besoins, le rythme changeait.

 

Lavoir de Saint-Hélier – Beuzeville
N:49.34123° et E:0.33111°

 

Accessible à pied

au bout d’une impasse sur un chemin de terre, en contrebas de la RD 675

 

- sur le tracé de 2 circuits pédestres : 1 court (4 km) et 1 long (11 km)

- endroit paisible

-Le plus grand lavoir couvert du canton de Beuzeville, la toiture à double pan est couverte en ardoises

-A l’origine, propriété privée, le lavoir Saint Hélier avait été offert à la commune de Beuzeville par testament de Mr Charles Adrien DESHOMMETS, maire de Martainville, en 1818. Ce lavoir avait été restauré complétement dans les années 1990 dans le cadre d’un contrat environnement et paysage, soutenu par le Syndicat Intercommunal d’Urbanisme. La blanchisserie qui avait été squatté avait brûlé et la commune décida de le raser.il s’est progressivement dégradé vers les années 2000 sous l’action du vandalisme et du sans gêne de certains

 

Lavoir de Manneville-la-Raoult
N:49.37734° et E:0.30744°

 

Accessibilité en voiture 

isolé dans la campagne le long d’une petite route au lieu dit « la tige de la chesnée »

 

 

-Bassin maçonné couvert en petites tuiles d’un toit à double pan coupé au milieu – Restauré en 1993

 

Lavoir de la Fontaine Caillou – Fiquefleur-Equainville
N:49.38434° et E:0.32580°

 

Accessibilité en voiture (A l’entrée du chemin de terre) N:49.38170° et E:0.32473°

Accessibilité à pied

 

- en pleine nature, dans un vallon isolé et préservé le long d’un chemin creux

-Lavoir couvert à double pan et couvert en tôles, réhabilité dans les années 1980

 

Lavoir du cimetière d’Equainville – Fiquefleur-Equainville
N:49.39017° et E:0.31049°

 

Accessibilité en voiture 

Parking face à l’église de l’autre côté de la route

 

Accessible à pied

à l’entrée du cimetière entourant l’église d’Equainville dans l’enceinte du Jardin du Souvenir

- église ouverte au public l’été

 

Lavoir de la Sauvagine – Fiquefleur-Equainville
N:49.41108° et E:0.30056°

 

Accessible très facilement à pied

Direction Berville – 1ère à gauche – au bout de l’impasse de la Fontaine, à100 mètres du parking du rond-point marquant le croisement des RD 312 et 180

 

-Joli point de vue sur le marais et le Pont de Normandie à quelques mètres

-Bassin maçonné sans toiture en face d’une belle chaumière

 

Lavoir de Jobles – Fatouville-Grestain
N:49.41246° et E:0.31867°

 

Accessible à pied

Parking à l’église de Fatouville (celui du restaurant étant réservé à ses clients)

dans le vallon au dessus du hameau, à30 men retrait du chemin.

 

- sur un sentier pédestre court (4 km) balisé au départ de l’église de Fatouville

- à 500 mètres du restaurant de l’Eau Vive

-Bassin en partie maçonné sans toiture. Le chemin qui y mène offre un superbe panorama sur le vallon, notamment une belle propriété avec chaumière et plan d’eau. Jobles est une petite source qui se jette ensuite dans la Seine

Les sources se rejoignent dans un petit canal en brique pour alimenter sans doute une roue de moulin. Aujourd’hui subsiste la chute d’eau marquant la rupture de pente, parfaitement visible dans la propriété en contrebas

Il y aurait apparemment les ruines d’une ancienne scierie de marbre.

 

 

Lavoir de Carbec – Fatouville-Grestain
N:49.41971° et E:0.34139°

 

Accessibilité en voiture 

Situation : à50 m de l’église de Carbec

 

-Lavoir restauré couvert en tuiles à double pan coupé par une ouverture au milieu

-L’eau de la source est réputée avoir des vertus pour les maladies de peau, en lien avec la statue de Saint Chéron abrité dans l’église que les pélerins venaient piquer à l’endroit de leur mal. Cette tradition perdure comme l’atteste le petit livre d’or placé au pied de la statue.

- l’église romane est ouverte au public et possède une collection de 12 saints guérisseurs

- le Sentier pédestre de l’ancien phare est l’un des plus fréquentés et emblématiques du canton

 

Lavoir de Saint-Pierre-du-Val
N:49.39868° et E:0.35973°

 

Accessibilité en voiture 

Situation : en contrebas de la mairie sur la voie communale 16.

 

- lavoir couvert en petites tuiles, jolie chute d’eau

-Construit en 1750 – Proche d’une ancienne abbaye en ruine et de 2 églises des anciennes paroisses (Saint Pierre et Notre Dame du Val) de part et d’autre de la Vilaine

- Joli village tranquille au patrimoine et paysage intéressant, notamment l’église

 

La Petite Fontaine à Conteville
 N:49.41900° et E:0.39822°
 

Accessible facilement à pied

Parking derrière l’église sur la RD 312

Situation : à100 men contrebas dela RD312

 

 

Le lavoir se trouve au lieu dit « La Vavassourie », en dessous du village, sur la gauche, après le restaurant l’Auberge du Vieux logis.

-Il s’agit du plus petit lavoir du canton.

-Un petit bassin maçonné ressemblant plus à une fontaine pour puiser de l’eau qu’à un lavoir

-A voir également la Fontaine de l’abbé Rever sur la place de Conteville

 

Lavoir de la Fontaine du Pré – Foulbec
N:49.41008° et E:0.41360°

 

Accessibilité en voiture 

Situation : en contrebas de la RD 312 entre Foulbec et Conteville, sur une petite route d’accès au marais (impasse goudronnée)

 

- sur le circuit pédestre du Marais et des Hameaux balisé au départ de Conteville

Bassin maçonné sans couverture

 

Lavoir du Val Durand – Boulleville
N:49.38412° et E:0.41207°

 

Accessibilité en voiture 

Situation : le long de la RD reliant Foulbec à Saint-Maclou, dans une vallée encaissée

 

 

- sur 1 circuit pédestre balisé au départ de Boulleville

Bassin maçonné couvert en petites ardoises par un toit à double pan ouvert au milieu. La « chaufferie » en briques a aussi été conservée

 

Lavoir de Saint-Sulpice-de-Grimbouville
N:49.37748° et E:0.44693°

 

Accessible à pied

Parking devant la mairie sur la RD 312.

 

 

Situation : à 200 m en contrebas de la maison médiévale, seule exemple de porterie à pans de bois en France (1420)

- site patrimonial (maison médiévale) et naturel (Espace Naturel Sensible des marais) exceptionnel

- sur un sentier pédestre court (4 km) balisé au départ de la mairie 

-2 bassins en pierre sans toiture : 1 grand qui ressemble aux autres lavoirs de la région, 1 petit avec un baptistère qui pourrait remonter aux tout débuts de la chrétienté en France

Les sources étaient le lieu d’une ancienne croyance…

 

Lavoir de Saint-Maclou

Accessible à pied

Situation : dans la commune.

-Beau lavoir en brique. La source naît dans un superbe ouvrage d’art, situé sous la ligne de chemin de fer.

 

Lavoir de la pisciculture – Le Torpt
N:49.34458° et E:0.40500°

Accessible en voiture

Situation : face à l’entrée de la pisciculture

 

 

-Bassin cimenté bien dégagé et sans couverture

-Le lavoir a été la première forme de l’utilisation de l’eau de la source par l’homme. -Cette source appelée la « source des godeliers » étant assez généreuse, une pisciculture s’y est installée et le syndicat d’eau a créé une station de pompage de l’eau.

- vente directe à la pisciculture : rillettes de poissons, truites

 

Lavoir de la Fontaine Vannier  – Fort-Moville
N:49.32853° et E:0.41301°

 

Accessible à pied

Situation : dans un vallon bocager à700 m du parking de la mairie

-sur un sentier de randonnée qui longe la Corbie.

-Lavoir couvert en tuiles mécaniques, à double pan et ouvert au dessus du bassin  maçonné.

Totalement restauré et embelli au début du XXIe siècle en même temps que la buanderie, avec plantation d’arbustes et collection de plantes étiquetées.

Découvrez les Lavandières de Fort-Moville, une randonnée de 12 km avec le Bureau d’Informations Touristiques suivie d’une animation folklorique autour du lavoir avec les lavandières ! Toute la nostalgie d’une époque recréée par des bénévoles qui, habillées comme à l’époque, frottent leur linge et accueillent les marcheurs par des chants entrainants !

Une jolie façon de découvrir le travail des femmes d’autrefois…. L’animation a lieu fin juillet, renseignez-vous au 02 32 57 72 10.

Association « Autour du lavoir »
6, la Haute Bruyère – 27210 Fort-Moville

 

Lavoir de la Fontaine Domin – Vannecrocq
N:49.29824° et E:0.41600°

 

Accessible à pied

Situation : au fond d’un petit vallon au milieu du bocage,

 

- sur le sentier pédestre de la Fontaine Domin

- bassin maçonné actuellement sans couverture

Dégagé et nettoyé par les conseillers municipaux au début du XXIe siècle

Bord du chemin : N:49.29777° et E:0.41818°

 

Lavoir de Martainville

Accessible à pied

Situation : dans un vallon, au fond d’une impasse de chemin – Butte de la Grande Fontaine

- sur l’un des plus beaux sentiers pédestres du canton où l’eau est très présente : à plusieurs reprises, l’itinéraire borde le ruisseau ou l’enjambe.

- bassin en briques maçonnées sans couverture

Nettoyé par la commune qui a réaménagée le chemin d’accès à la fin du XXe siècle

 

Lavoir de La Lande Saint-Léger

Accessible à pied

Situation : dans la campagne

-lavoir qui domine la vallée du Pays d’Auge.

-Non loin, ruines de l’ancienne église de Saint-Léger et chemins de randonnée.

 

 

Télécharger la plaquette  de la Route des lavoirs ici.

 

 

 

 

 

 

 

 



 

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