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La route des lavoirs

De nombreuses sources à découvrir…

© Loïc Pilon

Le territoire de Beuzeville se situe sur un plateau crayeux, creusé par des vallées. Il est limité au Nord par La Seine, à l’Est par la Risle et la Morelle à l’ouest.

Au fond des vallées naissent de nombreuses sources et c’est là que l’on trouve des lavoirs. Presque tous les villages du canton sont situés assez loin des lavoirs, à cause de l’humidité. Sur les 20 lavoirs recensés, un seul est en plein village, au pied de l’église de Fiquefleur-Equainville.

Pourquoi des lavoirs ?

Contrairement à une représentation très répandue, les femmes ne s’y rendaient le plus souvent pas pour laver le linge mais pour l’y rincer : le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage. Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d’eau, il pouvait avoir lieu à la maison, mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d’eau claire, uniquement disponible dans les cours d’eau ou dans une source captée. Les bassins ont un rebord en pierre ou en ciment et les murets qui entourent les bassins sont généralement construits en briques ou en silex. Les bassins sont souvent cimentés, mais certains ont le fond recouvert de briques (comme celui de Saint-Maclou). Les femmes, à genoux, jetaient le linge dans l’eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois afin de l’essorer le plus possible. En général, une solide barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré avant le retour en brouette vers le lieu de séchage. Certains étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment.

Un rôle social important…

Les lavoirs avaient une importante fonction sociale. Ils constituaient en effet un des rares lieux dans lesquels les femmes pouvaient se réunir et échanger. L’activité de nettoyage du linge était physiquement très difficile. Aussi, le fait de la pratiquer de façon collective la rendait plus facilement supportable : les femmes pouvaient discuter entre-elles, plaisanter, chanter… Des conflits surgissaient également parfois.

La restauration d’un patrimoine de tradition

Abandonnés depuis plus de 40 ans, ils étaient menacés de destruction. Heureusement, certaines communes ont restauré leurs lavoirs abandonnés… Les lavoirs du canton ont presque tous un toit à double pentes (comme à Manneville-la-Raoult) ou à quatre pentes (comme à Beuzeville). Cela permettait de se protéger de la pluie tout en récupérant l’eau dans le bassin. L’ouverture est destinée à laisser passer la lumière (pour mieux voir les tâches !). A l’origine, les lavoirs du canton avaient une couverture en chaume, mais l’usage s’est perdu et l’ardoise l’a remplacé. Avec le temps, dans l’urgence, on a recouvert certains lavoirs par de la tôle (comme à Foulbec), celui de Fort-Moville est recouvert de tuiles mécaniques. Certaines toitures se sont effondrées.

La Route des Lavoirs

Un ensemble unique.

Unité architecturale.

Implantation répondant à des règles communes.

Visite originale et instructive.

Presque tous les villages du territoire sont situés assez loin des lavoirs, à cause de l’humidité. Sur les vingt lavoirs recensés, un seul est en plein village, au pied de l’église de Fiquefleur-Equainville.

Les lavoirs ont presque tous un toit à double pentes (comme Manneville la Raoult) ou à quatre pentes (comme à Beuzeville). Cela permettait de se protéger de la pluie tout en récupérant l’eau dans le bassin. L’ouverture est destinée à laisser passer la lumière (pour mieux voir les tâches).

A l’origine, les lavoirs avaient une couverture en chaume, mais l’usage s’est perdu et l’ardoise l’a remplacé. Avec le temps, dans l’urgence, on a recouvert certains lavoirs par de la tôle (comme à Foulbec), celui de Fort-Moville est recouvert de tuiles mécaniques. Certaines toitures se sont effondrées.

Les bassins ont un rebord en pierre ou en ciment. Les murets qui entourent les bassins sont généralement construits en briques ou en silex. Les bassins sont souvent cimentés, mais certains ont le fond recouvert de briques (comme celui de Saint-Maclou).

Au lavoir, on rinçait le linge. Certains bassins sont donc divisés en deux : une grande partie pour le premier rinçage et une plus petite pour le second rinçage.

Deux lavoirs ont encore leur « chaufferie » : les lavoirs de Boulleville et de Fort-Moville. Dans ce petit bâtiment, on faisait chauffer l’eau.

Dans notre région, l’usage du lavoir suivait une règle simple :

-         Des jours pour traiter les peaux et la laine ;

-         Des jours pour travailler le lin ;

-         Des jours pour abreuver les bêtes ;

-         Des jours pour les lavandières…

Selon les saisons et les besoins, le rythme changeait.

 

 

 

 

 

 

 



 

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