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BERVILLE SUR MER:Seule commune maritime de l’Eure…

 

Population: 523 habitants ( en 2007)

Densité: 102.95 hab./km2

Superficie: 5.08 km²

Altitude: 0 m (mini) et 97 m (Maxi)

Latitude: 49° 25′ 53 » Nord

Longitude: 00° 21′ 40 » Est

 

 

 

 

 

 

 

Les habitants de Berville-sur-Mer sont les Bervillais et les Bervillaises. 

Berville-sur-Mer se trouve sur l’estuaire de la Seine, en amont du Pont de Normandie. Cependant, étant localisée avant l’endroit où la Risle se jette dans la Seine, elle est officiellement située au bord de la mer, depuis une ordonnance de Napoléon 1er. Elle est aussi la seule commune maritime du département.

 

 

Un peu d’histoire…

Dans le premier port de pêche maritime de l’estuaire, les « chaloupes » partaient pour la pêche en mer et des vieux gréements pratiquaient la pêche à la crevette dans l’Estuaire jusqu’en 1960. Aujourd’hui, la chaloupe « L’Annick » et le vieux gréement « La fleur des flots » (visibles dans l’ancien port) sont les témoins du passé dynamique du port et de ses pêcheurs.

 

Un voyageur rapporte que l’on pêchait tant de poissons que les habitants l’employaient pour engraisser leurs volailles et fumer leurs terres ! Les pêcheurs bervillais étaient surnommées « les crablins. »

Berville, une étape pour les navire

A partir de 1812, le chenal de Seine qui depuis 1760 suivait la côte nord de l’estuaire se déplaça vers le sud et Berville redevint une posée (halte) des navires allant ou venant de Rouen, qui y attendaient un vent et une marée favorables.

L’esplanade des voiles de la liberté

« La place des Voiles de la liberté » marque le lieu de la première remontée de la Seine par les plus grands voiliers du monde. Au siècle dernier, l’endiguement de la Seine a permis aux embarcations de pouvoir remonter jusqu’à Rouen. Aujourd’hui, lors de « l’Armada », de grands voiliers partent de cette ville et suivent les méandres de la Seine jusqu’à l’estuaire.

Cartes postales S.Grente

Des vestiges de l’ancien bac Berville-Le Hode

A partir de 1932, un bac permettait la traversée des voyageurs et des véhicules entre Berville et le Hode. Sur la rive nord de la Seine, on aperçoit aujourd’hui les traces de l’ancien embarcadère du Hode, qui fut arrêté en 1959, date de construction du Pont de Tancarville

BERVILLE SUR MER ET SON PASSE…

M. l’abbé Rever a découvert dans cette commune, au triage dela Pannerie, un grand nombre de ruines provenant d’une habitation gallo-romaine; dans d’autres endroits, on a découvert aussi les vestiges d’antiques constructions, mêlés d’amas de laitiers et de charbon, qui feraient croire que, jadis, une forge primitive occupait cet emplacement.

Il n’est pas rare de trouver encore aujourd’hui, sur le territoire de Berville, des fragments de tuiles romaines, de poteries et même des silex taillés sur une de leurs faces.

Le voyageur qui descend le chemin tendant de la route de Conteville à l’église de Berville ne passe pas sans remarquer à sa droite, comme encadrés dans les masses de fossé qui bordent ce chemin, deux restes très apparents d’anciennes murailles que le ravage du temps et des hommes n’a pu encore totalement renverser. L’épaisseur de chacun de ces murs est d’environ 0m80, et ils sont éloignés l’un de l’autre de30 mètresà peu près. Construits en grande partie de silex mêlés de quelques pierres, ces vieux débris méritent une attention toute particulière.

Sur le versant de la côte de Berville, au-dessus de la mer, existe une excavation connue sous le nom de Fosse-Glame. On a cru reconnaître dans ce mot le nom de Guillaume, duc de Normandie, qui, dit-on, avait placé au-dessus de cette crypte souterraine un de ses points d’observation, lorsqu’il partit de Dives pour aller faire la conquête de l’Angleterre; si l’on en croit la tradition de cette caverne aurait servi à enfermer les armes et les munitions du détachement.

Depuis plus de huit siècles, de fréquents éboulements, survenus dans ce souterrain, en avaient entièrement bouché l’ouverture, lorsqu’un des derniers curés de Berville, espérant sans doute y trouver de nombreux débris d’armures et d’antiquités, fit faire des fouille en cet endroit, mais il se hâta bientôt après de les abandonner, en voyant qu’il n’en pouvait tirer aucun résultat.

On signale encore, sur la grande côte de cette commune, deux petits retranchements assez bien conservés, que les habitants du pays attribuent aux Anglais.

Sous les Normands, Berville fit d’abord partie du domaine de Conteville, appartenant alors à Herlouin, époux d’Arlette, mère du duc Guillaume.

Hugues de Nonant, archidiacre de Lisieux, ayant été sacré évêque de Chester en Angleterre, en l’an 1184, donna, quelque temps après et en présence de Raoul de Varneville, évêque de Lisieux, le patronage et les grosses dîmes de la paroisses de Saint-Méliagne de Berville-sur-Mer au chapitre de Lisieux, qui dut les conserver toujours depuis.

Cette donation fut confirmée par Jourdain de Hommet, évêque de Lisieux, vers le commencement du XIIIe siècle, et, dans la charte, il déclare qu’à la prière de Guillaume de Pont-de-l’Arche et du chapitre de Lisieux, les églises de Berville, de Piencourt et de Courtonne-la-Meurdrac, qui appartiennent à la communauté, seront à l’avenir, et cela à perpétuité, exemptes de tous droits de synode, de visite et d’autres droits épiscopaux.

Vers la fin du XIIIe siècle, une transaction eut lieu entre un nommé Robert Bertrand et l’abbaye de Grestain, à laquelle fut reconnu le droit de pouvoir recueillir tout le varech qui viendrait s’échouer entre l’Epine de Berville et la maison de Robert Hachard, à Honfleur.

L’Epine de Berville est citée, dans un grand nombre d’actes de cette époque, comme ayant servi de limite pour le droit de pêche dans la rivière delaRisle.

Le 8 janvier 1416, le roi Charles donna, à Paris, des lettres patentes, adressées au maître des eaux et forêts, pour informer du droit prétendu par un nommé Baille terre et lui délivrer le quart de la pêche de tous poissons à limon, depuis les moulins appelés des Roys jusqu’à l’Espinette.

Aujourd’hui, cette épine existe encore; placée sur le galet, au bord de la mer, elle partage la commune de Berville d’avec celle de Conteville.

Parmi les bienfaiteurs de l’église de Berville dont les noms sont restés dans l’oubli, je citerai Michel Faucon, prestre vicaire de cette paroisse; en 1658, il donna, par testament, au trésor et à l’église de Berville-sur-Mer, toute sa fortune qui était assez importante.

Au commencement du XVIIe siècle, les habitants des campagnes étaient complètement illettrés; chaque manant (c’est ainsi que l’on appelait le paysan), lorsqu’il avait besoin de rédiger soit transactions, testaments ou traités de mariage, était, le plus souvent, forcé d’aller consulter le curé de sa paroisse, qui, naturellement, s’empressait de se mettre à sa disposition.

Avoir recours au tabellion eût été aussi difficile qu’onéreux, vu la plus profonde misère qui sévissait, en ce temps-là, sur nos malheureux ancêtres.

Chacun d’eux préférait s’adresser à son curé, qui n’exigeait jamais de salaire pour sa peine, mais qui, au fond, en était largement récompensé par le droit que cela lui donnait de s’immiscer dans les affaires civiles et dans le secret des familles.

Parmi ces curés rédacteurs de l’époque, il y en avait qui employaient des formules plus ou moins bizarres les unes que les autres.

La plus curieuse en son genre que j’aie rencontrée jusqu’ici est celle de Jullian Lenormand, curé de Berville en 1657; il commençait toujours l’intitulé de ses actes par ces mots:

«Par devant moy, soubz signé, Jullian Lenormand, prestre, demeurant en la paroisse de Berville-sur-la-Mer …»

La plupart des habitants du bas de Berville ne s’occupent que de la pêche. Ce village, dont la Seine baignait les bords vers 1812, commença à prendre de l’importance à partir de cette époque, par suite du déplacement des vases qui l’environnaient depuis 1760. Les navires se dirigeant de Rouen au Havre venaient ordinairement poser devant Berville, en y attendant la nouvelle marée; mais, aujourd’hui, les nouveaux enrochements ont totalement fait dévier l’ancien cours dela Seine, au grand détriment de nos pêcheurs qui se voient forcés d’aller tendre leurs filets sous les côtes du pays de Caux.

Les derniers règlements de police sur la pêche ont mis un terme à certains abus commis par les pêcheurs de Berville; le poisson que l’on prend maintenant est assez gros et de bonne qualité, il est généralement préféré à celui d’Honfleur.

« Recherches sur Beuzeville et son canton » E. Fouquier (1878).

 

L’église de Berville, dédiée sous le vocable de l’Ascension, date de la fin du XIIIe siècle. Le chœur est la portion la plus remarquable et d’un style plus pur que celui de la nef, qui a été restaurée et raccourcie en 1754.

Berville a toujours continué d’avoir son ancienne assemblée dite de l’Ascension.

 

Berville-sur-Mer  est l’une des cinq communes du Canton de Beuzeville faisant partie du Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande.

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